Dessin mediumnique avec les indiens

Publié le 15 Avril 2008



Mon ami Joe interprète ce dessin. (Voir forum, l'heure des révélations.)

Ce dessin est paticulier, je distingue nettement différents plans, comme des couches superposées.

L'arrière plan, ici, tout le fond du dessin, me fait penser, pour résumer, à 2 cartes du tarot de Marseille: la Maison-Dieu, ou Tour foudroyée, et le Jugement, vers le haut du dessin.
C'est vrai, on ne voit pas de bâtiment, mais ce qui est évoqué sur cette lame est présent ici: la destruction et la colère; ça part dans tous les sens, pas de retenue, beaucoup de violence, aucun respect, tout explose avec fracas. Aussi bien les êtres vivants que les valeurs sur lesquelles la société était battie.

Et le Jugement, dans la partie supérieure.Je ne vais pas redonner la signification de la lame, il y a une rubrique spéciale à cet effet; mais ici, je dirai qu'après la destruction, il y a un appel à refaire l'unité, on cherche l'apaisement.

Au premier plan, nous voyons comme des plantes qui décrivent des volutes harmonieuses, en rouge et en noir. Seules les ^plantes" noires portent des plumes. Je rappelle que "la route rouge" est la bonne, honneur et courage, droiture et paix de l'esprit. Les routes rouges s'approchent de l'élément central, en haut du dessin, mais elles ne portent rien.
Ce sont les routes noires, par contre, qui sont en colère, et portent les plumes, les esprits.

Ce dessin représente donc bien ce qui a été dit: les esprits sont toujours en colère, ils n'acceptent pas leur défaite. Les Blancs sont coupables, ils ont commis des horreurs pour arriver à leurs fins.
Chez les Indiens, dans aucune langue il n'y avait de mot pour dire "vendre la terre", ni "posséder la terre".
Et moi je me sens démunie, je ne trouve pas de mot assez fort pour exprimer cette colère. Elle est juste, dans le sens ou après ce que les Indiens ont subi, que pourrait-on éprouver d'autre? mais elle est mauvaise, parce qu'elle empêche d'avancer.

C'est bien dérisoire, mais je pense à une phrase attribuée à Chef Joseph: "Si tu vois ton fils se faire tuer devant ton tipi, la meilleure chose à faire, c'est de rentrer chez toi, et de fumer une bonne pipe. Cela ne veut pas dire que ce crime restera impuni, cela veut dire qu'il ne faut rien entreprendre sur le coup de la colère".

Comment aider les esprits de mes oncles à trouver la paix ? Je ne demande pas pardon, moi, je ne suis pas coupable.

Rédigé par RAMIRAC

Publié dans #MISSION

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